CONFERENCE DU CEPB : 𝑳’𝒂𝒓𝒕 𝒇𝒖𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝑿𝑽𝑰𝒆-𝑿𝑽𝑰𝑰𝑰𝒆 𝒔.
Neuvième conférence du cycle annuel, consacré à « L’Au-delà », présenté par 𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐁𝐚𝐮𝐝𝐨𝐮𝐱-𝐑𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞𝐚𝐮, docteur en histoire de l’art, maître de conférences HDR émérite à l’Université d’Artois, présidente de la Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais. Ses recherches, qui sont parues dans plusieurs publications scientifiques, portent sur l’architecture, la sculpture et le décor monumental (Artois, Flandre, Hainaut, Calaisis et Boulonnais, XVIe-XVIIIe siècle).

La sculpture funéraire demeure un champ inexploré, dont il est difficile de mesurer l’étendue. Certains musées conservent de belles réalisations de ce domaine particulier de l’histoire de l’art, qui fut moins une réponse à cette grande question de la mort qu’un reflet des manières si diverses de l’appréhender. Des églises conservent encore des monuments et de nombreuses épitaphes, de qualité souvent banale, mais d’un intérêt réel quant à l’histoire locale ; cependant la quasi-totalité de la production des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles a disparu.La Renaissance fut pourtant d’une grande richesse : le talent de Jean Mone et de Jacques Dubroeucq fut au service des dignitaires de l’empire habsbourgeois. Le XVIIe siècle vit ensuite de belles réalisations influencées autant par les modèles flamands que français. Mais il semble que le plus souvent le souvenir des défunts ait été entretenu surtout par des inscriptions, des verrières et des tableaux armoriés, sans que l’on puisse déterminer s’il faut y voir la conséquence d’un manque de place dans les églises ou celle de conditions historiques et financières moins favorables. De fait, passé le temps des grands feudataires distingués par les honneurs et la générosité de leur suzerain, la grande sculpture funéraire semble s’être raréfiée.
2 septembre 2026 – 18h30-19h30
Saint-Martin Boulogne – Foyer Communal – 107 rue de la Colonne



